[Ne pas être.
C'est l'histoire de deux jeunes filles. Pendant six ans, elles se sont aimées, détestée, parfois. Elles se croyaient indispensables l'une à l'autre. A merveille, leur histoire s'est déroulée. La confiance, l'amitié, la croyance, la complicité vivaient. Cette histoire était merveilleuse.
Etre.
C'est l'histoire de deux jeunes filles. pendant six ans, elles se sont aimées, appréciées, puis détestées. L'une pensait que l'autre lui était indispensable. L'autre l'aimait comme on aime une simple amie, avec qui l'on peut parler, mais savait bel et bien qu'entre elle n'existait pas ce lien qui noue des histoires infinies. La première, elle, y croyait, elle voyait leur histoire comme une entité sacrée qui n'aurait jamais de fin. La seconde, au bout d'un certain temps, s'est enfuie vers d'autres personnes, de ces gens qui vous rendent heureux par un simple sourire. L'autre a souffert terriblement de cette séparation soudaine. Elle a tentée de faire abstraction de sa jalousie, sans y parvenir réellement, s'est cachée la vérité, tout en la pressentant. L'autre a connue des histoires si belles, que la première a commis des erreurs, ces fautes que l'on ne peut s'empêcher de regretter, mais que l'on sait pourquoi on a pu les commettre. Rejeter le mal que l'autre nous a fait inconsciemment sur ce dernier. Leur histoire s'est nettement dégradée. L'amitié, entre elles avaient disparu. Et puis, petit à petit, la seconde a pu oubliée les ranc½urs qui lui serraient la gorge, et doucement, elles ont ré-appris à s'aimer.
Leur histoire se déroulait, sans la moindre incartade, elles étaient proches. la première croyait que tout était comme avant. Que dans les yeux de son autre, elle existait pour de bon. Qu'elle aussi pouvait faire partie de l'autre comme l'autre avait fait partie d'elle. Elles parlaient, de tout, de rien, se voyaient régulièrement, rigolaient, s'extasiaient de voir comme elles s'aimaient d'un amour tout neuf. Tout du moins, l'une s'extasiait. Et puis, des pressentiments ont commencés à surgir dans le c½ur de la première. Elle ne pouvait s'empêcher de penser que son autre ne ressentait pas la même chose qu'elle. Elle voyait que le fil de leur amitié était bancal. Elle n'a jamais osé y croire. Elle se contentait de ce que l'autre lui offrait. Elle espérait tant des projets dont la seconde lui parlait. Et puis, la première a quitté le lycée de leurs débâcles et de leur renouveau. le temps s'écoulait, comme avant. Le weekend-end était leur moment à elles. La première y tenait tellement. Elle n'a jamais su faire avec son autre. Par tous les moyens, elle a cherché à la faire sourire, à la faire l'aimer comme elle l'aimait. Comme ses soirées passées proche d'elle, sans forcément partager les mêmes choses la rassuraient. Lui faisaient du bien. La comblaient. Mais sans vouloir se l'avouer, elle souffrait de voir son autre profiter de tant de temps avec d'autres, sans forcément penser à elle, elle qui l'attendait désespérément. Et puis, les choses se sont dégradées. la première souffrait de plus en plus. Son c½ur lui serrait de voir son autre vivre heureuse, sans qu'elle participe à ce bonheur. Elle nageait dans ses tentatives de se faire aimer. Elle désespérait de connaître un jour ce qu'elle aurait voulu donner à son autre. Maintenant, après leur dernière dispute, où des mots ont brisés son c½ur, pas un jour ne passe sans qu'elle ne pense à l'autre, sans qu'elle n'espère apercevoir le logo du message reçu sur l'écran de son portable, sans qu'elle se dise que leur histoire ne peut se terminer comme ça. Mais pertinemment, elle sait tout autant que l'autre vit sans elle, vit mieux sans leur amitié, se passe de cette personne avec qui elle a vécu 6 années de sa jeunesse. La première repense, à toutes ces fatalités, toutes ces personnes qu'elle aurait aimée que l'autre lui fasse partager, toutes ces soirées passées sans qu'elle ne la fasse sourire, ce dernier anniversaire qui regroupait ses plus fidèles amis auquel elle n'était pas. Et tout ça, elle a beau faire semblant de ne pas le voir, elle en est pleinement consciente.
Et putain, qu'est-ce que ça fait Mal.